yellow cab (2)

 

 

« Nous dénonçons haut et fort l’arrêt de la délivrance des licences de taxi ». Tel est le cri de cœur lancé, ce lundi 6 juin 2016, à Dakar, par les travailleurs de Seniran Auto lesquels demandent à l’État de revenir sur cette décision.

Cette société qui, selon Amadou Seyni Loum, responsable commercial, assure la survie de 150 familles avec un minimum de 2 000 personnes, a enregistré des pertes qui se chiffrent à plus de 250 millions de francs CFA, de la date de l’arrêt de délivrance de ces licences de taxis, à nos jours. Et si ce problème-là n’est pas réglé, nous allons droit vers la perte de nos emplois. Ce qui fait que 70 % du personnel pourraient grossir les rangs des chômeurs. Et cela, sans parler de ces centaines de taxis dont nous gérons l’entretien », a regretté M. Loum.

En conférence de presse avec ses collaborateurs, il a souligné que « 90 % des chiffres d’affaires de (notre) boite proviennent de la vente des taxis. Depuis plus de 5 mois, chaque jour, on enregistre des gens qui viennent réclamer leur argent à cause de cet arrêt de délivrance de licence des taxis qui bloque nos activités.

L’arrêt de la délivrance des licences a fait chuter nos ventes, nos revenus et nos emplois sont devenus précaires du fait de cette décision prise sans concertation avec Seniran qui joue un rôle important dans le programme de renouvellement du parc taxi urbain depuis 2008 ».

Pour M. Loum, toute cette situation résulte des intentions malveillantes de certains acteurs. « Certains syndicalistes malintentionnés, pour s’approprier le marché de renouvellement du parc automobile, mais aussi couper l’herbe aux pieds de notre société, sont allés véhiculer de fausses informations pour dire que nous exploitons les chauffeurs. Depuis l’annonce du projet de renouvellement du parc urbain taxi, de nombreuses rumeurs à caractères calomnieux, sont portés à l’encontre de la société Seniran Auto et sa société de portage de la carte grise. À ce jour, plus de 80 véhicules vendus à crédit par le biais de la Compagnie des métiers de transports terrestres (Cmtt) sont en attente de leurs licences depuis 5 mois », peste Amadou S. Loum.

Il ajoute : « Depuis le début de son exploitation en fin 2008, la société Seniran a contribué largement au changement du paysage automobile sénégalais en participant activement au renouvellement du parc de taxi, avec plus de 1 500 taxis, comprenant une valeur ajoutée de 35 %, mis à la disposition des acteurs du transport et plus de 500 véhicules particuliers vendus au Sénégal et dans les pays limitrophes. Arrêter la délivrance des licences, c’est bloquer la marche de la société. Seniran est une usine spéciale qui demande un régime spécial. On ne doit pas la comparer avec les structures qui importent des véhicules au Sénégal », lâche le responsable commercial.

D’avis que la société Senirnar Auto, qui a investi un pactole de 45 milliards de FCFA pour son implantation à Thiès, est un patrimoine des Sénégalais, il a annoncé qu’ils entendent adresser des correspondances aux autorités étatiques pour un allègement des procédures.


Auteur: Youssoupha MINE - Seneweb.com

 

 

Copie_de_logo