Arrêt de la délivrance des licences: 150 pères de familles risquent de se retrouver au chômage à Seniran Auto

Dans le but de changer le paysage automobile sénégalais, avec le renouvellement du parc urbain taxi, les travailleurs de la société de montage et d’assemblage de véhicules Seniran ont organisé hier une conférence de presse pour dénoncer l’arrêt de la délivrance des licences par l’État du Sénégal. Selon eux, cette prise de décision risque de mettre à la porte plus de 150 pères de familles.

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s travailleurs de la société Seniran sont très remontés contre l’État du Sénégal. Hier, en conférence de presse ils sont montés au créneau pour dénoncer le blocage de la délivrance des licences, qui, pour eux, « a fait chuter les ventes, nos revenus et nos emplois sont devenus précaires du fait de cette décision prise sans concertation  avec la société dont nous représentons et qui joue un rôle très important dans le programme de renouvellement du parc de taxi urbain depuis 2008 ». Selon le porte-parole, Amadou Loum, « il y a urgence »et si rien n’est fait plus de 150 pères de familles risque de se retrouver au chômage. Raison pour laquelle, ils ont lancé un appel au chef de l’État et à l’ensemble du gouvernement, surtout les ministres de l’Industrie, de l’Économie et de l’Intérieur, pour qu’ils leur viennent en aide afin qu’ils puissent préserver ce  bijou qui est monté « par des Sénégalais pour des Sénégalais ». Ce blocage de ces licence, précise à créer d’autre problème pour cette industrie, comme l’arrêt des Banques de financer le programme de mise en œuvre des véhicules hybride (bicarburation Essence-Gaz) créés depuis 2014. « Nous voulons des licences. Les Banques ont arrêté de financer notre programme de véhicules hybrides », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Depuis l’arrêt des délivrances, nous avons perdu plus de 2,5 milliards F CFA ». Et le porte-parole de corser : « Nous voulons que l’État assouplit les questions administratives pour que les chauffeurs de taxi qui n’ont encore reçu leurs licences puissent circuler librement dans la capitale ». Les travailleurs ont fait savoir également qu’ils ne parviennent plus à écouler leurs véhicules. Et la responsable des ventes ne nous dira pas le contraire. « Nous sommes en train de taper des portes pour essayer de décanter la situation ». Et de poursuivre : «  Depuis 2015, 260 voitures ont pu être vendues. Et pour 2016, 50 seulement sont en attente pour la délivrance de leurs licences. Ce qui constituent un impacte négatif. Selon elle, c’est au moment où les véhicules hybrides ont commencé d’inonder le marché que l’État que les problèmes ont surgi avec le blocage des licences. « Nous sollicitons l’État à débloquer les licences pour ne pas plomber notre entreprise », a-t-elle imploré.


Idrissa NIASSY

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